Envie d’un trek mythique en une semaine, entre France, Italie et Suisse, avec des panoramas qui marquent à vie ? Le tour du mont blanc en 7 jours condense l’essence du TMB en un itinéraire sportif, accessible aux randonneurs motivés. Vous trouverez ici un plan jour par jour, des conseils concrets, des astuces d’organisation et des retours d’expérience, pour partir confiant et léger.
💡 À retenir
- Le tour du Mont Blanc fait environ 170 km avec 10 000 m de dénivelé positif.
- Environ 30 000 randonneurs réalisent ce trek chaque année.
- Il existe plusieurs refuges offrant des repas et un hébergement le long du parcours.
Le tour du Mont Blanc en bref
Le Tour du Mont-Blanc est une boucle autour du massif du Mont-Blanc, entre la Haute-Savoie, le Val d’Aoste et le Valais. L’itinéraire complet fait environ 170 km pour près de 10 000 m de dénivelé positif. Comptez des étapes longues et variées, avec des passages en balcon, des cols au-dessus de 2 000 m et des traversées de vallées chargées d’histoire.
La meilleure période s’étend de fin juin à mi-septembre. Juillet et août offrent des journées longues et une logistique plus simple, mais les sentiers sont très fréquentés. Début septembre séduit par une météo souvent stable, des couleurs dorées et des refuges un peu plus calmes. Chaque année, près de 30 000 randonneurs se lancent sur le TMB.
Sur un tour du mont blanc en 7 jours, l’engagement est réel. Il faut une bonne condition, l’habitude des longues journées et une gestion soignée du rythme. “Ce qui m’a surpris ? La variété des ambiances, on change de décor presque à chaque col”, raconte Flora, randonneuse de 32 ans.
Pourquoi choisir le tour du Mont Blanc ?
Pour des vues époustouflantes sur les aiguilles, les glaciers et les alpages, et pour l’immersion culturelle entre villages savoyards, refuges italiens conviviaux et pâturages suisses impeccables. On y vient aussi pour l’accessibilité : un réseau dense de refuges, des variantes adaptées à la météo et des solutions de transport permettent d’ajuster chaque étape.
Itinéraire détaillé en 7 jours
Voici un tracé éprouvé pour réaliser le tour du mont blanc en 7 jours. Il privilégie les panoramas emblématiques et quelques variantes intelligentes, tout en restant faisable pour un randonneur entraîné. Les distances et dénivelés sont indicatifs et peuvent varier selon les options et l’état des sentiers.
Astuce pour lisser l’effort : utilisez, si besoin, une remontée ou une navette locale afin de raccourcir certaines étapes. Cela n’enlève rien à l’expérience, surtout lorsque la météo se dégrade ou en cas de fatigue.
Jour 1 : Les Houches → Les Contamines-Montjoie
Départ tôt depuis Chamonix en bus pour Les Houches. Montez vers Bellevue par le sentier ou la télécabine, traversez le pont suspendu du glacier de Bionnassay puis rejoignez Les Contamines par les alpages. Environ 18–20 km, D+ 1 200–1 300 m, 6 à 8 h. Variante plus tranquille : Tramway du Mont-Blanc jusqu’à Bellevue pour économiser du dénivelé.
Repère photo : la perspective sur le Dôme du Goûter depuis le secteur de Bellevue. Dîner réconfortant aux Contamines, vivez l’ambiance TMB dès la première soirée.
Jour 2 : Les Contamines → Les Chapieux
Remontez la vallée jusqu’à Notre-Dame-de-la-Gorge, puis attaquez l’ancienne voie romaine vers le col du Bonhomme et le col de la Croix-du-Bonhomme. Longue descente vers Les Chapieux. Environ 20–22 km, D+ 1 300–1 400 m, 7 à 9 h. Début de saison : névés possibles sur les cols, prudence et bâtons recommandés.
Conseil ravito : faites le plein d’eau avant l’ascension et prévoyez un encas salé. Si la fatigue se fait sentir, dormez à La Croix du Bonhomme pour scinder l’effort.
Jour 3 : Les Chapieux → Courmayeur
Navette matinale possible jusqu’à La Ville des Glaciers ou Les Mottets. Montez au col de la Seigne, basculez en Italie dans le Val Veny, descente par les moraines et le lac Combal, puis route ou sentier jusqu’à La Visaille. Bus jusqu’à Courmayeur si les jambes sont lourdes. Sans navettes ni remontées : 26–28 km, D+ ~1 000 m, 7 à 9 h.
Pause gelato à Courmayeur, ruelles charmantes et terrasses ensoleillées. “La lumière en fin d’après-midi sur le versant italien, c’est un souvenir qui reste”, confie Karim, 41 ans.
Jour 4 : Courmayeur → Refuge Elena (Val Ferret)
Montez au Rifugio Bertone, suivez le balcon du Mont de la Saxe jusqu’au Rifugio Bonatti, puis poursuivez jusqu’à Arnuva et la rampe finale vers le Refuge Elena. Étape panoramique, face aux Grandes Jorasses. 18–22 km, D+ 1 200–1 400 m, 6 à 8 h. Par météo instable, choisissez l’option basse par le fond de vallée.
Réveil au refuge avec lever de soleil flamboyant : un moment parfait pour sortir l’appareil et capturer les crêtes qui rosissent.
Jour 5 : Refuge Elena → Champex (Suisse)
Grimpez au Grand Col Ferret, passez la frontière suisse et filez vers La Fouly, puis vallon roulants, hameaux et bisse jusqu’à Champex. 28–32 km, D+ 900–1 100 m, 8 à 10 h. Journée plus « météo » : en cas de chaleur, partez tôt pour profiter de l’ombre matinale.
Option gestion d’effort : dormir à La Fouly pour scinder en deux cette grande traversée, si vous préférez préserver l’énergie pour la suite.
Jour 6 : Champex → Trient ou Le Tour
Deux voies : Bovine (plus douce, passages forestiers et alpages) ou Fenêtre d’Arpette (plus technique, minéral, à réserver par temps stable et pour randonneur aguerri). Vers Trient, puis montée au col de Balme et descente sur Le Tour. 24–27 km, D+ 1 400–1 600 m, 7 à 9 h. Si la Fenêtre d’Arpette est enneigée ou sous orage, privilégiez Bovine.
Arrivée côté français avec vue sur la vallée de Chamonix. Courte navette possible pour rejoindre votre hébergement si vous stoppez à Trient.
Jour 7 : Le Tour/Tré-le-Champ → Chamonix
Clap de fin par un balcon spectaculaire. Montez vers l’Aiguillette d’Argentière et les échelles (ou variante sans échelles), Lac des Chéserys et Lac Blanc, puis descente vers Flégère et Chamonix. 20–23 km, D+ ~1 300 m, 7 à 9 h. Les échelles demandent de l’aisance, sinon contournement balisé.
Dernières photos sur le massif du Mont-Blanc, sourire large à la descente vers la vallée. Vous boucliez ainsi un tour du mont blanc en 7 jours exigeant, mais inoubliable.
Conseils pratiques pour les randonneurs

Partir fin juin à mi-septembre maximise vos chances de passer les cols sans neige. Juillet-août sont très demandés : réservez tôt vos refuges. Septembre offre souvent des lumières exceptionnelles et une fréquentation plus douce.
Le rythme est la clé : démarrez tôt, faites de courtes pauses régulières et soignez la récupération au bivouac ou en refuge. Pensez à alterner marche et micro-étirements pour préserver les quadriceps sur les longues descentes.
- Anticipez la météo de montagne la veille et le matin, pas seulement en vallée.
- Hydratez-vous avant d’avoir soif : 2 à 3 litres/jour, ajustés à l’effort et à la chaleur.
- Gardez toujours un plan B : variantes basses, navettes, remontées mécaniques.
- Adaptez la charge du sac : 7 à 9 kg tout compris, eau exclue, est une bonne cible.
- Photographie : golden hours idéales aux refuges, filtre polarisant utile pour les lacs.
Pour l’entraînement, visez 2 à 3 sorties hebdomadaires avec du dénivelé et une rando longue simulant une journée pleine du TMB. Cela rend le tour du mont blanc en 7 jours beaucoup plus confortable.
Refuges et hébergements
Le réseau de refuges est dense et convivial, avec repas chauds et ambiance chaleureuse. Réservez 2 à 4 mois à l’avance pour juillet-août. Les demi-pensions tournent souvent autour de 60–85 € par personne, selon le pays et le refuge. Pensez à prendre de l’espèce pour les extras quand le terminal ne passe pas.
Choisissez vos étapes autour d’un refuge clé chaque soir afin d’équilibrer distances et dénivelés. En Italie, l’accueil montagnard et les pâtes post-étape font des miracles. En Suisse, propreté irréprochable et tartes mémorables. En France, gardiens passionnés et plats roboratifs au col.
- Dortoirs ou chambres privées selon la disponibilité, sac à viande souvent obligatoire.
- Petit-déjeuner tôt, idéal pour partir avant la chaleur.
- Bivouac : réglementations variables, renseignez-vous localement et restez discret.
En haute saison, arrivez en fin d’après-midi pour profiter de la douche avant l’affluence. Les gardiens connaissent les variantes et l’état des cols : leurs infos sont précieuses si la météo tourne.
Préparation et équipement
Sur un tour du mont blanc en 7 jours, l’équipement doit rester léger et fiable. Le système « 3 couches » fonctionne partout : respirant près du corps, isolant intermédiaire, imperméable coupe-vent. Ajoutez des bâtons pour épargner les genoux en descente, surtout après plusieurs jours d’effort.
Prévoyez des en-cas salés et sucrés, faciles à digérer. Les fromages et charcuteries locaux sont tentants : gardez-les pour l’arrivée au refuge afin d’éviter une digestion lourde en montée.
