Envie d’un sport d’équipe original qui mélange apnée, vitesse et stratégie collective ? L’octopush, aussi appelé hockey subaquatique, se joue au fond d’une piscine avec une crosse courte et un palet en plomb. Accessible et spectaculaire, il développe souffle, puissance de palmage et esprit d’équipe. Voici un guide complet et pratique pour comprendre l’octopush sport et commencer dans les meilleures conditions.
💡 À retenir
- L’octopush a été inventé dans les années 1960.
- Le sport se joue généralement en équipes de 6 joueurs.
- Pratiquer l’octopush améliore l’endurance et la coordination.
Qu’est-ce que l’octopush ?
L’octopush est un sport collectif aquatique où deux équipes s’affrontent au fond d’un bassin pour pousser un palet dans la cage adverse à l’aide d’une petite crosse. Les joueurs évoluent en apnée, équipés d’un masque, d’un tuba, de palmes et d’un gant de protection. Le terrain se situe au fond de la piscine, ce qui crée un jeu en trois dimensions, avec des déplacements horizontaux et verticaux.
Concrètement, on plonge, on pousse le palet, on passe à un coéquipier, on remonte reprendre de l’air et on replonge. Le rythme alterne efforts explosifs et phases de récupération en surface. L’octopush sport mise sur l’intelligence collective : couvrir le porteur de palet, créer des brèches, coordonner les rotations surface-fond. Les matchs sont rapides, très tactiques et surprenants à regarder.
Origines de l’octopush
L’octopush naît au Royaume-Uni dans les années 1960 pour maintenir les plongeurs en forme durant l’hiver. Pensé d’abord comme un exercice ludique, il devient rapidement une discipline à part entière, codifiée et diffusée à l’international. L’esprit d’origine reste le même : convivialité, technique de palmage, apnée courte et travail d’équipe.
Les objectifs du jeu
Le but est simple : amener le palet dans le but adverse tout en empêchant l’équipe d’en face de marquer. Pour y parvenir, on s’organise en lignes d’attaque et de défense, on conserve le palet au ras du sol pour éviter les interceptions et on multiplie les passes courtes. Le collectif prime sur la performance individuelle ; une action réussie repose souvent sur une succession de relais millimétrés.
Les règles du hockey subaquatique
Un match oppose généralement deux équipes de 6 contre 6 dans l’eau, avec des remplaçants en bord de bassin qui entrent à la volée. Après l’engagement, chaque équipe tente de progresser en passes courtes et en blocs défensifs. La rencontre se joue en deux périodes, souvent 2 x 15 minutes, séparées par une courte pause. L’arbitrage s’effectue en surface et sous l’eau grâce à des arbitres équipés d’apnée.
Le terrain correspond au fond du bassin, souvent autour de 25 x 15 m, pour une profondeur comprise entre 2 et 4 mètres. Les buts, appelés “trays”, sont des gouttières métalliques posées contre les parois courtes. Le palet, lourd, reste plaqué au sol. On ne retient pas un adversaire, on ne pousse pas et on ne tire pas sur le matériel ; tout contact jugé dangereux est sanctionné par des fautes et des exclusions temporaires.
Le jeu démarre par un engagement au centre : les joueurs tiennent le bord, plongent au signal sonore et sprintent vers le palet. Les remplacements sont illimités et stratégiques pour maintenir une intensité élevée. Les actions gagnantes combinent vitesse de palmage, lecture des trajectoires et sens du timing. Les arbitres peuvent accorder des coups francs, des pénalités et des buts de pénalité en cas de faute empêchant une nette occasion.
En défense, on cherche à “canaliser” l’attaque, à refermer les angles et à dégager en diagonale pour relancer vers une aile. En attaque, l’idéal est de jouer simple, au sol, en évitant de lever le palet, car il devient alors facilement interceptable. Les signaux entre coéquipiers sont visuels : placement, orientation du corps, trajectoires de palmage et remontées coordonnées en surface.
Équipement nécessaire pour jouer

Un des atouts de l’octopush sport est son équipement relativement simple, souvent proche du matériel de snorkeling. Il faut un masque à large champ de vision, un tuba droit avec embout confortable, des palmes réactives, une crosse courte adaptée à la main dominante, un palet réglementaire, un gant de protection, un bonnet avec protège-oreilles et parfois un lycra ou une combinaison fine pour le confort thermique.
Le choix des palmes conditionne le style de jeu. Des palmes longues et souples facilitent les sprints, tandis que des palmes plus rigides offrent des appuis francs pour les changements de direction. Pour la crosse, la prise en main doit être naturelle ; un léger “grip” aide à transmettre la puissance au palet. Le gant protège la main qui tient la crosse contre les frottements du sol et les chocs accidentels.
Matériel requis
Pour débuter, un pack de base suffit. Comptez un masque confortable anti-buée, un tuba simple sans purge, et des palmes chaussantes efficaces. Un gant renforcé ou enduit de latex protège les doigts qui glissent au ras du sol. Le bonnet d’eau avec coques protège-oreilles limite les chocs. Le palet pèse en général autour de 1 à 1,5 kg et la crosse est légèrement incurvée pour garder le palet collé au fond.
- Masque et tuba : privilégiez une jupe silicone et un tuba droit.
- Palmes : optez pour une voilure que vous pouvez pousser sans crampe.
- Crosse et palet : formats réglementaires pour un contrôle précis.
- Gant et bonnet : sécurité et confort en priorité.
- Textile : maillot résistant ou lycra, plus une combinaison fine si l’eau est fraîche.
Côté budget, un ensemble d’entrée de gamme est souvent accessible : masque et tuba autour de 30 à 50 €, palmes entre 60 à 120 € selon la rigidité, crosse et palet réglementaires à partir de 25 €. Les clubs prêtent fréquemment du matériel pour les premières séances afin de tester sans investir immédiatement. Pensez aussi à un défogger, à des chaussons néoprène fins et à un protège-dents si vous préférez un surcroît de sécurité.
Astuce d’entretien : rincez toujours votre matériel à l’eau claire, vérifiez l’état du gant et limitez les chocs du palet sur les bords du masque. Un masque bien ajusté, un tuba stable et des palmes à votre taille feront une vraie différence sur votre aisance sous l’eau.
Les bienfaits de l’octopush
L’octopush sport développe une excellente condition cardiovasculaire. Les efforts fractionnés en apnée sollicitent le cœur et la respiration, tout en améliorant la tolérance au CO2. Les jambes travaillent intensément grâce au palmage, les épaules et le dos se renforcent lors des poussées et des changements de direction. L’endurance progresse rapidement, tout comme la coordination entre haut et bas du corps.
Sur le plan énergétique, une séance peut être exigeante, avec une dépense qui peut atteindre jusqu’à 700 kcal/heure selon l’intensité et le niveau. La pratique régulière améliore la VO2 max, la gestion du souffle et la récupération. Le geste technique au sol, fluide et précis, affine la coordination œil-main et la proprioception, très utiles pour d’autres sports.
Avantages physiques et mentaux
Au-delà du physique, les bénéfices mentaux sont réels : concentration accrue, calme sous pression, confiance collective. Le jeu impose d’analyser vite, d’anticiper et de communiquer efficacement par le placement. Beaucoup de joueurs témoignent d’un fort sentiment de cohésion. “Sous l’eau, on pense équipe avant tout ; on avance ensemble ou on ne passe pas”, confie Léo, ailier depuis 5 ans.
Socialement, les clubs d’octopush sont réputés accueillants. Les entraînements mélangent souvent débutants et confirmés, ce qui accélère les progrès. Partager la même ligne d’eau et se relayer pour respirer crée une dynamique solidaire unique. C’est aussi un excellent cross-training pour les apnéistes, nageurs et triathlètes, car il renforce la technique de palmage, la puissance des jambes et la capacité à gérer l’effort en conditions inhabituelles.
Comment débuter en octopush ?
La meilleure porte d’entrée reste un club local. Une simple prise de contact suffit pour rejoindre un entraînement découverte, souvent ouvert toute l’année. Vous pouvez démarrer avec votre matériel de piscine habituel ; les encadrants vous prêteront la crosse, le palet et parfois le bonnet. Un certificat médical peut être demandé selon la pratique et la compétition visée.
Les premières séances se concentrent sur la glisse, la position au fond, la respiration et les passes courtes. On apprend à descendre efficacement, à stabiliser le palet et à remonter sans paniquer quand l’air manque. La progression est rapide : en quatre à six semaines, la plupart des débutants participent déjà à des oppositions à thème, avec des consignes tactiques simples.