Vous voulez un dos solide, une posture plus fière et des progrès visibles sans matériel sophistiqué ? La traction australienne coche toutes les cases. Accessible aux débutants comme aux confirmés, elle renforce le haut du corps tout en protégeant les épaules. Avec une technique simple à maîtriser et des variantes intelligentes, c’est l’exercice idéal pour muscler le dos efficacement, à la maison ou en salle.
💡 À retenir
- Des études montrent que les exercices de traction améliorent la force du haut du corps de 30%
- Les tractions australiennes ciblent principalement les muscles du dos, des épaules et des bras
- Une bonne exécution réduit le risque de blessure et optimise les résultats
Qu’est-ce que la traction australienne ?
La traction australienne est un tirage horizontal au poids du corps. Le buste est incliné sous une barre fixe ou des anneaux, les talons au sol, et vous tirez la poitrine vers la barre. L’angle du corps détermine la difficulté : plus vous êtes parallèle au sol, plus c’est exigeant.
À la différence d’une traction verticale classique, cet exercice sollicite intensément le dos tout en étant plus doux pour les articulations. Il apprend à stabiliser les omoplates et à coordonner bras, tronc et hanches pour une chaîne postérieure forte et fonctionnelle.
Définition et origine
La traction australienne est aussi appelée inverted row. Popularisée par la préparation physique et la gymnastique, elle s’est imposée comme un pilier du renforcement. On la retrouve dans de nombreux programmes de calisthénics, de fitness santé et de réathlétisation, car elle combine sécurité, efficacité et grande progressivité.
Les bienfaits de la traction australienne
En priorité, elle cible le grand dorsal, les rhomboïdes, le trapèze moyen et inférieur, l’arrière d’épaule et les biceps. En parallèle, le gainage s’active pour maintenir un corps aligné. Ce mélange “dos + tronc” améliore la posture et réduit les tensions liées à la sédentarité.
Des travaux sur les mouvements de tirage montrent des gains de force notables, jusqu’à +30% sur le haut du corps avec une pratique régulière et progressive. En ajoutant la traction australienne à votre routine, vous construisez une base solide pour les tractions strictes, le rameur, l’haltérophilie et les sports de raquette.
- Dos plus fort et plus épais, notamment au niveau du grand dorsal.
- Amélioration de la posture grâce au travail des rétracteurs des omoplates.
- Protection des épaules via un meilleur contrôle scapulaire.
- Accessibilité : charge modulable par l’angle du corps, matériel simple.
Renforcement musculaire
La traction australienne développe un dos harmonieux : épaisseur autour des omoplates, largeur via le grand dorsal et équilibre avec l’arrière d’épaule. Le biceps participe au tirage, mais ce sont les muscles du dos qui doivent initier le mouvement grâce à une bonne dépression scapulaire (épaules vers le bas). Le tronc sert de transmission : fessiers et abdominaux restent engagés pour stabiliser le bassin.
Comment réaliser la traction australienne

Installez une barre à hauteur de hanche environ, ou des anneaux. Allongez-vous sous la barre, talons au sol, jambes tendues ou fléchies selon votre niveau. Prenez une prise plus large que les épaules, paumes vers le sol. Contractez les fessiers, gainez, puis tirez la poitrine vers la barre en rapprochant les omoplates. Marquez une courte pause, redescendez lentement en contrôlant.
Respiration : inspirez en bas pour préparer, expirez au moment du tirage. Rythme conseillé pour débuter : 2 secondes de montée, 1 seconde de pause en haut, 3 secondes de descente. Cherchez la qualité de mouvement avant d’augmenter les répétitions ou la difficulté.
Techniques de placement
Un bon placement protège vos épaules et maximise les gains. Concentrez-vous sur ces repères :
- Épaules vers le bas et vers l’arrière dès le départ : pensez “mettre les poches dans le sol”.
- Poitrine fière, cage thoracique neutre, bassin en légère rétroversion pour éviter le creux lombaire.
- Coudes à 30–45° du buste, poignée ferme, avant-bras “verticaux” en haut du mouvement.
- Regard neutre, de la tête aux talons en ligne : le corps forme une planche.
Vous préférez voir tous ces repères en action ? Ce tutoriel clair récapitule le placement, le tempo et les réglages pour s’adapter à votre niveau.
Variantes de l’exercice
La traction australienne s’adapte facilement. Jouez sur l’angle, la prise et l’instabilité pour progresser sans saturer les articulations.
- Plus facile : jambes fléchies, barre plus haute, prise neutre sur anneaux.
- Standard : jambes tendues, buste proche du sol en position haute.
- Plus difficile : pieds surélevés, tempo lent, pauses de 2 secondes en haut, charge additionnelle (gilet, disque).
- Variantes de prise : pronation pour le dos large, supination pour plus de biceps, neutre pour les épaules.
- Anneaux : travail de stabilité accru, bénéfique pour le contrôle des omoplates.
Erreurs fréquentes à éviter
Certaines erreurs réduisent l’efficacité et peuvent irriter les épaules. Les corriger permet de mieux cibler le dos et d’augmenter vos répétitions sans douleur.
Voici les fautes classiques et comment les corriger rapidement.
- Bassin qui s’affaisse : gainez et poussez légèrement les talons pour garder une ligne tête-bassin-talon.
- Épaules qui montent aux oreilles : pensez “poche arrière”, abaissez les épaules avant de tirer.
- Coude qui part trop large : rapprochez-les à 30–45°, ajustez la largeur de prise.
- Dos rond ou cage projetée : cherchez une colonne neutre, soufflez pendant la montée pour stabiliser.
- Rebond en bas : marquez un arrêt et remontez en contrôle, pas d’à-coups.
Astuce rapide : si vous perdez la forme en fin de série, remontez la barre d’un cran ou pliez les jambes pour alléger la charge et conserver une exécution propre.
Conseils pour progresser
Visez 2 à 3 séances par semaine avec 48 heures de récupération entre. Commencez par 3 à 4 séries de 6 à 10 répétitions de traction australienne en tempo contrôlé. Lorsque vous atteignez 10–12 répétitions solides sur chaque série, complexifiez l’exercice : angle plus bas, pieds surélevés ou pauses isométriques.
Travaillez sur des cycles de 4 à 6 semaines : augmentez d’abord le volume (répétitions), puis l’intensité (difficulté), puis la densité (moins de repos). Le tronc fait partie du jeu : intégrez du gainage planche et des extensions de hanches pour accélérer vos progrès.
